CE QUI PASSE A EU SA GLOIRE ...

LE MOT DU PASTEUR - JUIN 2019

« En effet, si ce qui passe a eu sa gloire, à bien plus forte raison ce qui demeure est glorieux. »
2 Corinthiens 3.11

Ce qui passe a eu sa gloire a écrit l’Apôtre Paul à l’Eglise de Corinthe. Ces mots concernaient l’Ancienne Alliance, le ministère de la loi et de la condamnation. Ils ont été écrits pour mettre en relief la gloire bien plus grande de la Nouvelle Alliance. La
gloire de l’Ancienne Alliance a été passag􀁱re, celle de la Nouvelle Alliance est éternelle. Mais son propos ne peut-il être généralisé à tant d’autres domaines, à tant d’autres choses passagères ?

Ce qui est passager, qui n’existe que pour un temps a aussi sa valeur, son éclat, sa lumière mais ceux-ci se détériorent tôt ou tard. Il en est ainsi de la fleur des champs nous dit Jésus et pourtant quelle gloire dans le domaine des tissus ; mème Salomon n’a pas connu une telle splendeur. Il en est ainsi de la beauté, de la santé, des richesses et du savoir… oui, le savoir à bien des égards fait partie des gloires passagères pourtant si importantes.
Nature, individus, société, tout s’inscrit et s’organise dans la manifestation d’une certaine gloire. C’est nécessaire de le reconnaître et de s’y inscrire avec humilité et gratitude.

Il nous faut tenir à ce qui est passager, le respecter, lui accorder sa durée de vie ou bien d’usage ; mais ​on ne saurait traiter de la même manière ce qui relève de l’ètre humain et des choses de la nature.
Les débats actuels nous montrent combien la réflexion biblique est nécessaire ici sur les questions de vie humaine, début, permanence et fin surtout que ces choses passagères débouchent sur des existences éternelles de vie ou de mort ; l’existence de la personne ne s’arrète pas avec la mort. Il y a un après, non celui de la réincarnation, mais de l’esprit, de la résurrection, d’une destinée éternelle nous dit l’Ecriture.

Ce qui est passager est glorieux ; mais ce qui demeure est bien plus glorieux. Et sous cet angle, dit Paul, ce qui est passager, n’est pas glorieux. Puisqu’il en est ainsi… combien en toutes choses nous devrions discerner le passager du permanent, afin d’ordonner nos choix, établir des priorités, veiller à vivre les gloires passagères mais jamais au détriment des gloires éternelles.
Dans son ministère même, dans sa manière de travailler l’Apôtre Paul veillait à la manifestation de ce qui est éternel, il a veillé à mettre de côté certaines compétences, certains avantages, afin que Christ opère par son Esprit, manifeste ce qui relevait de
l’éternité. En 2 Corinthiens 2.1, il écrit ceci :

« Pour moi, frères, lorsque je suis allé chez vous, ce n’est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse que je suis allé vous annoncer le témoignage de Dieu, car je n’ai pas jugé bon de savoir autre chose parmi vous, sinon Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. »

Alors que nous sommes dans une société avec tant de capacités, de possibilités, veillons à exercer notre service d’une manière qui s’attend au Seigneur et à l’œuvre de l’Esprit. Que nos compétences soient empreintes d’humilité, et investies de manière telle que ce qui demeure soit manifesté.

Veillons à déambuler, évoluer, vivre dans cet espace des œuvres que Dieu a réalisées d’avance afin que nous les pratiquions.
Que notre pleine participation aux gloires passagères, légitimes, s’inscrive dans la pleine participation à une vie en Christ, où le Seigneur manifeste sa gloire, celle de son amour et de sa grâce.

Antoine Da Silva