AFFERMIR NOS COEURS

LE MOT DU PASTEUR - JANVIER 2021

janvier 2021

Quels vœux se souhaiter ?


Vous avez certainement votre petite ou grande idée. Inévitablement, nous pensons à une année 2020 si douloureuse et si réductrice ?

En pensant à 2020 nous nous souhaiterions consolation, redéploiement des activités, ou encore le rétablissement des liens sociaux et sociétaux. Pourtant, au début de cette année 2021, nous nous interrogeons : pouvons-nous renouer avec un passé moins douloureux et moins réducteur ? Que nous réserve cette année 2021, où les illusions de notre maîtrise de l’avenir, si jamais elles ont existé, sont tombées pour beaucoup sauf, bien sûr pour les irréductibles de la prétention humaine.

L’Organisation Mondiale de la Santé nous avertit ces jours-ci qu’il faut se préparer à d’autres pandémies ; même si nous ne sommes pas dans la prophétie biblique, il faut entendre ce qui est annoncé. Faut-il alors renoncer aux vœux que nous inspireraient les douleurs et les réductions de 2020 ? Ces vœux ne sont-ils pas pour nous
une occasion de prier, de se rendre attentifs à soi et aux autres ?

Une certaine tentation serait de baisser les bras et de sombrer dans la fatalité, ou alors de se dire à quoi cela sert ? Mais en tant que peuple de l’espérance en Christ et au bénéfice de la communion avec le Seigneur nous sommes appelés à demander, à prier, à intercéder, à agir, ce qui nous ouvre une réelle perspective en matière de vœux.

Rester à l’arrêt ? Alors que le mystère de l’iniquité est à l’œuvre ? Il suffit de se souvenir que le Sénat se prépare à voter en janvier une loi qui rallonge le délai pour recourir à l’interruption volontaire de grossesse, ou plutôt l’interruption volontaire de vie. Baisser les bras alors que le mal se déchaine et que nous vivons ici à Strasbourg des crimes et des situations impensables ? Non, nous avons besoin de prier, nous avons besoin de souhaiter mieux.
Et que dire de l’environnement, de la situation morale et surtout spirituelle du pays ?
Nous devons considérer, malgré les misères humaines qui ne nous épargnent pas, que le Seigneur reste Souverain, même si le mal ne vient pas de lui, ne prend pas sa source en Lui.

Face au passé, comme face à l’avenir, gardons la perspective que nous marchons vers la cité céleste, vers de nouveaux cieux et une nouvelle terre, avec la perspective du retour du Seigneur et cela implique pour nous de veiller, veiller et prier, veiller sur nos cœurs, nos volontés, nos pensées ; nous marchons vers l’avenir, oui, mais nous voulons faire face à nos combats présents.

Peut-être pouvons-nous simplement nous en tenir aux souhaits du Seigneur et particulièrement à celui qui parait dans le mot d’ordre de cette année tiré de Luc 6.36,

« devenez compatissants comme votre Père est compatissant».

Ces souhaits du Seigneur, sont une direction pour chacune de nos vies, un repère, un devenir ; dans la mise en œuvre de ce mot d’ordre, dans cette manière d’être, tant de bonheurs se réalisent, dont celui de notre communion avec le Seigneur.
Autour de ce mot d’ordre, dans les versets qui le suivent et qui le précèdent, nous avons tout un programme, une imitation de notre Dieu et Père, une source de prière et d’action et d’aspirations pour notre cœur.

En vivant ce mot d’ordre nous serons des témoins 5thème de la Semaine Universelle de prière) de Dieu, nous aurons des vies où la puissance de l’Esprit se manifestera et apportera à ceux qui bénéficient de nos relations la possibilité de découvrir la gloire de Dieu.

Le mot d’ordre de 2021, ne peut être vécu sans une intégration du thème de la semaine de l’unité des chrétiens préparé cette année par la communauté monastique de Grandchamp

«Demeurez dans mon amour et vous porterez du fruit en abondance» basé sur le texte de Jean 15,1-17

exhortation qui impliquera pour nous une vie à l’image du tournesol qui suit le parcours du soleil, nous aussi soyons les objets de l’amour de Dieu.
A coup sûr, là, il y aura une année 2021 bénie et pleine de forces dans le Seigneur dans sa communion, même si les épreuves ne nous sont pas épargnées.

Antoine Da Silva